____Ils sortent des comptoirs, rayonnants. Ils sentent bon la bière, et la limonade. Paume contre paume, ils errent, insouciants, sur la route – éphémère - du bonheur. Comme si l'amour pouvait durer toujours ! Utopie adolescente ! Sur leurs visages, des sourires, dans leurs yeux, des éclairs de joie. Plus tard, quand vient la pluie, des éclats de rire, des regards complices. Tels des âmes s½urs, ils se chuchotent de douces paroles à l'oreille, des bourdonnements trompeurs de sycophantes. Et les baisers, ah ces baisers ! Des baisers, aussi légers que des plumes, aussi fragiles que les papillons. Ils marchent, encore et encore, sans se rendre compte que, peu à peu, leurs c½urs, s'essoufflant, ralentissent leur valse endiablée. Puis, en haut du Boulevard, vient le silence. Alors, à droite, à gauche, s'envolent peu à peu les braises de la passion. Les rues ne sont que des fleuves de feu où se consument les amoureux.

Pauline A.

# Posté le mardi 24 novembre 2009 12:00

Des femmes, des hommes vivants ici, en nombre troublant et incalculable. Des milliers d'histoires inconnues, pourtant si passionnantes et inégalables. Des effleurements qui suivent des sourires, des insouciances, des jurements. Des critiques corporelles à l'écoute, qui font s'éclore des rires mordants. De la sueur, des arômes, des pâtisseries, l'odorat aux aguets est enchanté. Des murmures, des confidences, des amours naissants, des amitiés soudées.

Pauline A.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:28

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:30

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Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre. Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre.

Arthur Rimbaud

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 08:33

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 12:28

Sur le quai, les autres, des voyageurs impatients de regagner leurs vies agitées, intenables, Parisiennes. Ô folie humaine ! Et puis, Nous, âmes alliées tentant de soulager nos c½urs mutilés, dans une solide étreinte que nous pensions éternelle. Pour nous, l'horloge semblait avoir enfin cessé sa démente course vers l'avenir, mais ce n'était qu'une illusion. Bientôt, une immonde sonnerie retentit. Le départ était imminent. A ce moment là, je sentis ses lèvres se poser sur ma joue, une dernière fois. Au revoir. Il suivit alors l'immense foule, et s'engouffra avec elle dans le wagon. Les portes se refermèrent, le train démarra, et commença à s'éloigner, lentement, en ne me laissant pour seul souvenir, son sourire baigné de larmes, derrière la vitre embuée.

Pauline A.

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 10:53

L'Amitié. Ô le Magnifique ! Celui qui se rit du paraître, de l'artifice, du meilleur comme du pire. Celui devant lequel nous pouvons mettre notre c½ur à nu, et à qui nous pouvons avouer nos vanités, nos envies, nos haines. Celui qui comprend les contradictions de notre nature, nos absurdités. L'Intense, qui emmène nos âmes jusqu'aux plus hauts sommets de l'Eden, aux extrêmes limites de leurs possibilités. L'Heureux, qui nous fait rire aux éclats, telles des hyènes à l'agonie ! L'Amer, qui nous transforme parfois en sombres héros aux joues humides et salées ! Mais surtout, l'Indispensable, sans qui nos existences ne seraient qu'ombres aberrantes, chimères errantes, amassées au milieu d'une épaisse fumée noire.

Pauline A.

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 07:01

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 10:29






____Métamorphoses du jour et de la nuit, folie euclidienne des formes tordues. Géométries variables, à temps perdu. Ronde de fenêtres ouvertes sur le Néant. Volutes évanescentes de rêves inachevés. L'oiseau vert, hors de sa cage dorée, s'envole dans l'eau azurée, et décore de son vol les poèmes illustrés. Le clocher sonne les couleurs de la nuit, et les odeurs se promènent entre les arbres endormis...

Pauline A.

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 15:46

Un pseudonyme. Une image.
Un lien. Une adresse IP. Une proie. Une victime. Des mots. Un danger.
Parfois, une bouffée d'air, paradoxalement. Parce qu'on ne respire pas ici, on étouffe.
Mais on aime cette sensation. Puisqu'ici, on a l'impression qu'on est libre.

Pauline A.

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 15:39

Ô l'éternel mensonge, ô toi, l'Implacable, courant des jours heureux, ô mon regret, ô ma prison, les murs qui te soutiennent sont nimbés de fantômes. L'enfant rouge de mes vers a pleuré noir cette nuit, et j'ai le poing en sang. Et sur ma paume débile, le joyau brisé du passé. Ô la fierté de la révolte ! Les mêmes rêves se succèdent dans les mêmes esprits, les mêmes douleurs empoignent les mêmes c½urs, et dans l'antichambre de mes délires s'est réveillé l'espoir !

Ah ! L'espoir... Cet affront au bon sens, et qui dit merde aux cons. L'espoir, nous l'avons craché à la gueule des vers, des sons et des images. L'espoir, dans chaque mot, l'espoir, comme un ordre suprême. Il fallait déconstruire le sens, guidé toujours par la même évidence, vociférante, un commandement : I'm not there. Jour après jour, vers après vers, semence après semence, j'élaborai ce que je fus amené à croire définitif : un idéal. Dans le creuset intime de mon existence, je mêlai l'amour au tragique, le dégoût à la fascination ; j'y ajoutai les larmes, celles des autres de préférence... L'enfance de l'art fut comme une longue maturation du futur qui, frileusement, se voulut d'abord un reflet du XIXème siècle, avec son dandysme, sa modernité à peine ébauchée, avec ses jabots en dentelles et ses courtisanes syphilitiques ; futur qui s'éternisa dans un classicisme obsessionnel – terreur enfantine de l'irrégularité ! – pour s'éveiller finalement à ce qu'il était, mais meurtri et désillusionné : il fallait être sans cesse un nouveau lendemain.

Marchant à reculons vers ce que je suis, j'ai l'½il droit fermé sur le futur ; et de mon ½il gauche, aveuglé par la lumière de l'art, je ne vois qu'un soleil noir qui obscurcit les foules. Ô reine, sainte, fée, sirène, il en faut des soupirs, et il en faut des cris, et des indignations, et des manifestes de la méta-dialectique, et des théories du néo-crypto-symbolisme décadent à plus savoir qu'en foutre, car elle est là la vie. Car elle est là, la Poésie. Dans ce mince interstice qui sépare le bonheur abruti de la lucidité vomissante, et de la mort clinique, je marche. Ah ! J'en proclamerai des choses, des qui résonnent dans l'âme, et qu'on oublie quand même...

Je proclame que Léo Ferré était un terroriste qui cachait des armes dans chacun de ses mots

Je proclame que le vers libre n'existe pas, et que la prose est revenue à la ligne sous la plume de quelques mystificateurs épris de « modernité »

Je proclame l'anachronisme de la poésie : on écrit toujours celle du siècle qui précède

Je proclame qu'on peut faire des boîtes de soupe avec des ½uvres d'art, aussi sûrement que l'on faisait de l'art avec des boîtes de soupe

Je proclame que l'écriture est une loi physique faite d'attraction et de répulsion

Plus que tout, je proclame le temps des cerises, et des gais rossignols, et des merles moqueurs


Alors que faut-il de plus ? Renier jusqu'à l'amour ? Détruire pour la beauté ? Cette beauté douloureuse, parnassienne s'il le faut ; celle à qui l'on connaît des traits figés dans la pureté destructrice de l'indifférence ; celle qui régit le monde, et qui met à genoux, côte-à-côte, l'amant et le poète, figés dans le même désir contemplatif et coupable, qui leur souffle en vibrant : Elle est faite pour plaire et toi pour contempler, pour admirer toujours, et ne jamais aimer... Nous sommes encore des convoyeurs de plainte.

Dylan Potage-Ramel

Etrait de l'album Les Liaisons Dangereuses de l'OuMuePeau, notre fou projet musical amical.

# Posté le dimanche 16 août 2009 08:49

Modifié le jeudi 27 août 2009 15:02

A la vie, à la mort, à la liberté, à la Terre, à l'univers, au soleil, à la pluie, au jour, à la nuit, aux nuages, aux rêves, à l'Art, à la littérature, à la musique, à la folie, à l'instant, à l'éternité, au passé, au présent, à l'avenir, à la joie, aux larmes, à l'amour, à l'Amitié...

Pauline A.

# Posté le dimanche 16 août 2009 07:35

Modifié le mercredi 26 août 2009 19:30